Je ne suis plus en réanimation… mais mon corps y est encore Apprendre à s'en libérer doucement, sans se trahir
Tu sais que le danger est passé. Tu te le répètes souvent. Ton bébé est là. Il respire. Il grandit. Il sourit même, parfois. Et pourtant... ton corps, lui, refuse de se détendre. Tu n'es plus en réanimation néonatale, mais quelque chose en toi y est resté. Ce n'est pas juste une pensée qui passe. C'est une sensation ancrée. Une tension de fond. Une vigilance qui ne s'éteint jamais complètement, même la nuit, même quand tout va bien. Et peut-être que tu te demandes en silence : "Est-ce que je vais un jour me sentir vraiment en sécurité ?" Si tu lis ces mots aujourd'hui, c'est que tu connais cette fatigue invisible. Celle qu'on ne voit pas sur les photos. Celle qui ne se dit pas forcément. Mais qui est là, tout le temps. 💛 Je te vois. Et je te comprends.
GUIDES
1/30/20264 min lire


Tu sais que le danger est passé. Tu te le répètes souvent.
Ton bébé est là. Il respire. Il grandit. Il sourit même, parfois.
Et pourtant... ton corps, lui, refuse de se détendre.
Tu n'es plus en réanimation néonatale, mais quelque chose en toi y est resté. Ce n'est pas juste une pensée qui passe. C'est une sensation ancrée. Une tension de fond. Une vigilance qui ne s'éteint jamais complètement, même la nuit, même quand tout va bien.
Et peut-être que tu te demandes en silence : "Est-ce que je vais un jour me sentir vraiment en sécurité ?"
Si tu lis ces mots aujourd'hui, c'est que tu connais cette fatigue invisible. Celle qu'on ne voit pas sur les photos. Celle qui ne se dit pas forcément. Mais qui est là, tout le temps.
💛 Je te vois. Et je te comprends.
Quand la peur devient un mode de fonctionnement
Tu ne surveilles plus les machines. Mais tu surveilles le silence.
Les respirations. Les changements imperceptibles. La couleur de sa peau. La façon dont il dort. Le temps entre deux tétées.
Tu anticipes tout. Tu prévois le pire, même quand tout va bien.
Pas parce que tu es pessimiste.
Mais parce que, un jour, le pire est arrivé sans prévenir.
Alors ton corps a appris à rester prêt. Toujours. En mode "urgence permanente".
Ce n'est pas un choix conscient. C'est une adaptation. Une réponse de survie qui t'a aidée à traverser l'impensable. Ton corps t'a protégée comme il pouvait.
Mais aujourd'hui, cette protection te coûte.
Le jour où tu réalises que ça t'épuise
Un matin, tu te réveilles fatiguée. Encore. Alors que tu as "bien" dormi.
Tu te surprends à être irritable. À bout. À pleurer pour un rien.
Tu aimes ton enfant plus que tout au monde. Mais cette vigilance permanente te vide de l'intérieur.
Et parfois, tu culpabilises de ressentir ça.
"Le plus dur est passé."
"Je devrais être soulagée."
"D'autres parents ont vécu pire."
Mais écoute-moi bien : survivre n'est pas synonyme de se reposer. Pas tout de suite. Pas instantanément.
Ton corps n'a pas encore reçu le message que c'est fini. Il continue de tourner en mode survie, parce qu'il ne sait pas encore faire autrement.
Et ce n'est pas de ta faute.
Se libérer ne veut pas dire lâcher son enfant
Ça, c'est vraiment important que tu le lises :
✨ Se libérer de l'hypervigilance ne veut pas dire baisser la garde dangereusement.
✨ Ça ne veut pas dire devenir insouciante ou irresponsable.
✨ Ça ne veut pas dire oublier ce que vous avez traversé.
Ça veut dire apprendre à vivre sans être constamment en alerte.
Ça veut dire retrouver la capacité de respirer profondément. De dormir vraiment. De te détendre, ne serait-ce que cinq minutes.
Ce n'est pas un changement radical. C'est un déplacement lent. Subtil. Presque invisible au début.
Mais c'est un chemin vers toi. Vers une version de toi qui peut à nouveau se sentir en sécurité.
Les petits signes que ton corps est prêt à respirer autrement
Peut-être que ces derniers temps :
Tu ressens l'envie de dormir un peu plus profondément
Tu réalises que tu observes moins ton bébé toutes les deux minutes
Tu te surprends à penser à autre chose que "et si..."
Tu commences à envisager des projets, même petits
Tu ris à nouveau, vraiment
Ces moments peuvent faire peur.
Parce que relâcher, après avoir tant tenu, donne l'impression de perdre le contrôle. De trahir cette vigilance qui t'a portée.
Mais écoute : ce n'est pas un abandon. C'est une réparation.
Ton corps commence à comprendre qu'il peut baisser les armes. Que vous êtes en sécurité maintenant. Que tu peux souffler.
Apprendre à faire confiance… sans te forcer
On ne sort pas de l'hypervigilance par décision. On n'en sort pas parce qu'on "devrait".
On en sort par sécurité ressentie.
Par des gestes simples, répétés, qui viennent dire à ton corps : "C'est bon. Tu peux te poser."
Voici ce qui peut t'aider :
Parler de ce que tu as vécu, même des mois ou des années après. Les mots posent les émotions. Ils déchargent ton corps.
Te faire accompagner si ton corps reste en alerte. Par un thérapeute spécialisé en trauma, par un groupe de parole, par d'autres parents qui comprennent.
Accepter que ton rythme soit différent. Il n'y a pas de "délai normal" pour aller mieux. Chaque parcours est unique.
Ne plus te juger pour ce que tu ressens. Ton hypervigilance n'est pas un défaut. C'est une trace. Une cicatrice d'amour.
Créer de nouveaux repères de sécurité. Des petits rituels qui ancrent le quotidien dans la douceur. Une tisane le soir. Une respiration profonde. Un moment rien qu'à toi.
La paix ne vient pas d'un coup. Elle s'installe doucement, quand ton corps comprend qu'il n'est plus seul. Qu'il peut enfin déposer les armes.
Conclusion
Il y a une chose qu'on ne dit pas assez aux parents passés par la réanimation néonatale :
Tu peux aller mieux sans trahir ce que tu as traversé.
Tu peux respirer sans oublier pourquoi tu as eu peur.
Tu peux relâcher sans mettre ton enfant en danger.
Ton hypervigilance a été une réponse d'amour. Un bouclier protecteur quand tout vacillait.
Maintenant, tu as le droit de transformer cet amour en douceur. En légèreté. En respiration.
Tu n'as pas à redevenir celle que tu étais avant. Cette femme-là n'existe plus. Et c'est normal.
Tu deviens quelqu'un d'autre.
Une maman marquée, oui. Mais aussi forte. Résiliente. Et capable, peu à peu, de se sentir en sécurité à nouveau.
Si aujourd'hui, tu n'y arrives pas encore… ce n'est pas un échec.
C'est juste que ton corps a besoin de temps. Et ce temps, tu as le droit de te l'accorder.
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